1- RESSOURCES PEDAGOGIQUES ET OBJETS PEDAGOGIQUES
1.2 Propriétés et typologie des ressources pédagogiques
1.3 Description des ressources pédagogiques
1.4 Cycle de vie d’une ressource pédagogique
2- DIFFUSION DES RESSOURCES PEDAGOGIQUES
2.1 Supports de diffusion des ressources pédagogiques
2.2 Processus de diffusion des ressources pédagogiques
2.3 Exemple de diffusion sur une plate-forme pédagogique
3- PORTAILS ET PLATES-FORMES PEDAGOGIQUES
3.2 Critères d’une bonne plate-forme
3.3 Composants d’une plate-forme
3.4 Exemples de portails et de plates-formes
4- ANALYSE DES BESOINS DU PORTAIL
4.2 Présentation de la philosophie de l’application
4.3 Spécification des fonctionnalités de l’application
5.1 Principes généraux de conception
5.2 Conception informatique du portail
Annexe 1 : Manuel d’utilisation du portail
Chapitre1.
Ressources pédagogiques et objets pédagogiques
Définitions
1.1 Objets pédagogiques
Plusieurs auteurs définissent la notion d’objet pédagogique. Le Visconsin Online Resource Center, regroupement d’universités du Wisconsin défini un objet pédagogique comme étant de petites unités d’apprentissage d’une durée de 2 à 5 minutes. Cette définition met l’accent beaucoup plus sur la notion de temps. (Hodgins, 2000, p. 1) lui, définit un objet pédagogique comme suit: "Learning Object represent a completely new conceptual model for the mass of content used in the context of learning." Pour lui, un objet pédagogique est un modèle conceptuel nouveau pour la grande masse de donnée utilisée dans un contexte d’apprentissage. Le groupe de travail des IEEE connus sous le nom LTSC (Learning Technology Standards Committee), auteur du LOM (Learning Object Metadata) (LOM, 2002) définit le concept d’objet pédagogique comme étant : « toute entité numérique ou non, qui peut être utilisée, réutilisée ou référencée lors d’une formation dispensée à partir d’un support technologique » (traduction proposée par l’Association des Informaticiens de Langue Française). Une telle définition restreint les objets pédagogiques aux entités utilisés uniquement dans le cadre des formations qui font usages des supports technologique et néglige le cas des formations traditionnelles qui ne sont pas à supports technologiques. (Pernin, 2004, p.5) dans son ouvrage « A propos d’objets pédagogiques… », Vient améliorer une telle définition, cette fois en apportant un élément de plus qui est la nature de la ressource (concrète ou abstraite), et en prenant en compte tout type de formation (traditionnels et à support technologique). La définition qu’il donne est la suivante : « Un Objet pédagogique est une entité numérique ou non, abstraite ou concrète, qui peut être utilisée, réutilisée ou référencée lors d’une formation. »
1.2 Ressources pédagogiques
Les notions de ressources pédagogiques et d’objets pédagogiques sont fortement liées et prêtent même à confusion. (Pernin, 2004), dans la classification qu’il donne aux objets pédagogiques, a pu faire ressortir la place des ressources pédagogiques vis-à-vis de ces derniers. Ainsi, il regroupe les objets pédagogiques en trois principales classes qui sont les suivantes :
Les Unités d’Apprentissage (UA), qui permettent de structurer la formation et de l’organiser dans l’espace et dans le temps ;
Les Activités Pédagogiques (AP), qui définissent les modalités précises d’acquisition, de validation, de communication d’une ou de plusieurs connaissances ;
Les ressources pédagogiques, physiques ou numériques, nécessaires à la réalisation des activités.
D’après cette classification, nous pouvons remarquer que les ressources pédagogiques sont des spécificités d’objets pédagogiques, car les objets pédagogiques ne se restreignent pas qu’aux entités physiques ou numériques, mais tiennent aussi comptes d’un certain nombre de paramètres tel que la structuration de la formation dans l’espace et dans le temps, ou encore des différentes modalités permettant la validation ou l’acquisition des connaissances.
Plusieurs auteurs également se sont intéressés à la définition de ressource pédagogique. C’est le cas de Rosa María GÓMEZ, qui, dans sont propos tenu le 7 Juin 2005 lors d’une journée d’information (AFNOR, 2005), défini ressource pédagogique comme étant toute entité (numérique ou non), utilisée dans un contexte d’enseignement, de formation ou d’apprentissage, et qui est, durable (doit avoir une ), adaptable (doit être adapté à un certain contexte), gérable (), fiable (), abordable (), évaluable (), interopérable (), retrouvable (), réutilisable (), indexable ().
Propriétés et typologie des ressources pédagogiques
Dans cette partie, nous allons décrire les différentes propriétés qui régissent les ressources pédagogiques ; de même, nous allons élucider les différents types de ressources pédagogiques.
2.1 Propriétés des ressources pédagogiques
Les ressources pédagogiques sont dotés d’un certains nombres de propriétés qui les caractérise. (Bourda, 2001), dans son article intitulé « Objets pédagogiques, vous avez dit objets pédagogiques ? » fait ressortir ces différentes propriétés des objets pédagogiques comme suit :
Autonomie : un objet pédagogique doit être autonome, c'est-à-dire qu’il doit pouvoir être utilisé indépendamment des autres. L’utilisation D’un exercice par exemple ne doit pas forcément nécessiter l’utilisation d’un cours.
Réutilisabilité : un objet pédagogique doit être réutilisable ; c'est-à-dire qu’il doit pouvoir être utilisé dans des contextes et dans des buts multiples. Une simulation par exemple peut aussi bien être utilisée pour illustrer un cours, ou alors pour expliquer un exercice ;
Agrégation : des objets pédagogiques peuvent être regroupés de façon à former des catégories. On pourra par exemple avoir la catégorie Cours, Exercices, Logiciels etc. ;
Indexation : les objets pédagogiques doivent être munis d’une description permettant de les retrouver facilement.
Les objets pédagogiques permettent un apprentissage sans superflu (si un utilisateur a besoin d’une fraction de cours par exemple, il pourra se limiter aux objets pédagogiques correspondants à cette fraction de cours), au moment voulu (étant donné que les objets pédagogiques sont indexés, ils peuvent être retrouvés facilement), sur mesure (les objets pédagogiques permettent une personnalisation des cours à l’échelle d’une organisation ou de chaque personne).
2.2 Typologie de ressources pédagogiques
Les ressources pédagogiques peuvent aussi bien être des ressources numériques que des ressources électroniques.
Les ressources pédagogiques numériques correspondent:
A l’ensemble des services en ligne, des logiciels de gestion, d’édition et de communication (portails, logiciels utiles, plateformes de formation, moteurs de recherche, applications éducatives, portfolios)
Aux données (statistiques, géographiques, sociologiques, démographiques, etc).
Aux informations (articles de journaux, émissions de télévision, séquence audio, etc.)
Aux œuvres numérisées (documents de références générales, œuvres littéraires, artistiques ou éducatives, etc.) utiles à l’enseignant ou à l’apprenant dans le cadre d’une activité d’enseignement ou d’apprentissage utilisant les TIC
Description des ressources pédagogique
« Afin de faciliter l’accessibilité, la recherche, le partage ou la réutilisation, chaque objet pédagogique doit être décrit à l’aide de métadonnées et d’annotation sémantiques » (ILES et al, 2008). En effet, pour qu’un objet pédagogique puisse être retrouvé ou alors réutilisé, il doit être indexé ou alors annoté. La description d’une ressource pédagogique peut aussi bien être basée sur des métadonnées ou alors sur des représentations sémantiques. Dans les sections suivantes, nous allons aborder un peu plus en profondeur ces différentes notions.
3.1 Métadonnées
« Pour pouvoir être retrouvée (seule ou par composition), une ressource pédagogique doit être décrite par un ensemble de métadonnées. » (BOUZEGHOUB et al, 2005). ILES et al définissent les métadonnées comme étant : « des données relatives à d’autres données» (ILES et al, 2008, p. 4), C'est-à-dire des données qui fournissent des renseignements sur la nature des autres données. Dans le domaine de l’apprentissage automatique, les métadonnées permettent de décrire les documents pédagogiques afin de les rendre plus accessible et plus manipulables (ILES et al, 2008). De telles métadonnées sont structurés par catégories ou champs sémantiques représentant une caractéristique particulière sur la ressource comme son titre par exemple (Bourda, 2001). Dans la suite de notre travail, nous allons nous appesantir sur LOM, qui permet une description des objets pédagogiques à la fois très fine et très précise.
3.1.1 Métadonnée de type LOM (Learning Object Metadata)
«Le 12 juin 2002, l’IEEE a adopté le premier standard en matière de technologies éducatives (IEEE 1484.12.1-2002), qui concerne la description des objets pédagogiques, et qui est plus connu sur le nom de LOM. » (LOM, 2002). D’après (Passardiere et Jarraud, 2004), « LOM est un schéma de métadonnées pour la description des objets pédagogiques, comprenant 80 éléments de données (tous facultatifs), répartis en 9 catégories.» (Voir figure 1) Ces 9 catégories sont décrites dans le tableau ci-dessous ().
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Nom de la catégorie
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Description de la catégorie
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1
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Généralités (General)
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Cette catégorie décrit la ressource pédagogique dans son ensemble. Ses éléments sont : Le titre, la langue, la description les mots clés etc.
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2
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Cycle de vie (Lifecycle)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques relatives à l’historique des ressources pédagogiques. Ses éléments sont : La version, le statut, la contribution. Etc.
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3
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Méta-métadonnées (Meta-Metadata)
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Cette catégorie décrit la ressource pédagogique elle-même comme un identifiant, une contribution ou un langage. Ses éléments peuvent être : Le schéma de métadonnées, le langage des métadonnées, etc.
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4
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Technique (Technical)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques techniques de la ressource pédagogique tel que. Ses éléments peuvent être : Le format, la talle du fichier, la localisation, les exigences techniques, les notes d’installation, la durée…
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5
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Pédagogique (Educational)
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Cette catégorie décrit les principales caractéristiques des ressources pédagogiques en matière d’éducation et de pédagogie. Se éléments peuvent être : Le type d’interactivité, le type de contenu, le contexte, le temps d’apprentissage, le rôle, l’âge et la langue de l’utilisateur….
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6
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Droits (Rights)
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Cette catégorie décrit de propriété intellectuelles ainsi que les critères d’utilisation de la ressource pédagogique tel que les coûts, le copyright.
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7
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Relation (Relation)
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Cette catégorie défini les liens qui existent entre la ressource pédagogique et les autres ressources pédagogiques
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8
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Commentaire (Annotation)
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Cette catégorie fournit des commentaires sur l’utilisation pédagogique de la ressource, de même que des informations sur l’auteur de ces commentaires. Et de leur création. Elle permet par exemple aux enseignants de partager leurs appréciations sur l’objet pédagogique, de faire des suggestions d’emploi etc.
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9
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Classification (Classification)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques de la ressource par des entrées dans des systèmes de classification spécifique tels que le but, la classification de référence, le chemin, etc.
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3.1.2 Profil d’application
3.1.2.1 Définition
Erik Duval défini un profil d’application comme étant : " un ensemble d’éléments choisis parmi un ou plusieurs schémas de métadonnées et combinés dans un schéma composite… Son objet est d’adapter des schémas existants pour constituer un ensemble taillé à la mesure des exigences fonctionnelles d’une application particulière, tout en restant interopérables avec les schémas d’origine" (Duval et al, 2002). De cette définition, il en ressort que, adaptation et interprétation jouent un rôle très important dans l’élaboration d’un profil d’application (Passardière et Jarraud, 2004). Ainsi, pour définir un profil d’application, on doit tenir compte des environnements culturels et politiques dans lesquels les applications sont développées. Lors de leur conférence, tenue en 2003 les recteurs et les principaux des universités du Québec définissent un profil d’application comme une sélection des éléments d’une norme, d’un standard ou d’une spécification afin de former un sous ensemble adapté aux besoins des groupes qui doivent l’utiliser (Crepuq, 2003).
3.1.2.2 Profils d’applications existants
Les profils d’application permettent de répondre aux besoins nationaux, régionaux ou locaux des enseignants et des apprenants (Passardière et Jarraud, 2004). Dans le but de répondre à ces besoins variés, plusieurs profils d’applications ont étés mis sur pied dans divers pays, communautés et consortiums. Nous pouvons citer entre autres :
Celebrate (
Normetic (
Quelles sont les caractéristiques de la ressource ?
Comment est gérée la propriété intellectuelle ?
Comment classer la ressource ?
Tout comme Celebrate, Normetic rend obligatoires une vingtaine d’éléments (dont l’un est «obligatoire conditionnel », c'est-à-dire qui doit être présent si un élément donné est renseigné), tandis que d’autres sont recommandés.
OpenCartable (
Tout comme Celebrate et Normetic, OpenCartable possède des éléments qui sont obligatoires comme le titre, l’identifiant et la nature de la ressource. Cependant, certains élément permettant de décrire des scénarios pédagogiques ont étés ajoutés : la discipline, l’objectif pédagogique, les pré-requis et le déroulement.
ManUeL (
l’auteur de la ressource, qui doit renseigner tout ce qui relève de la description du contenu de la ressource et de l’activité pédagogique qui s’y attache ;
le médiatiseur qui se charge de la réalisation concrète de la ressource, c’est lui qui doit préciser les caractéristiques techniques de la ressource (par exemple : la taille du fichier à télécharger, le type de la ressource développée etc.) ;
l’indexeur qui se charge du référencement de la ressource en termes de métadonnées et de classification,
le comité de pilotage ou de validation qui défini les droits associés à la ressource, en autorise sa publication et fixe les conditions d’utilisation.
4.2 Représentation sémantique des ressources pédagogiques : ontologie de domaine
Pour pallier aux limites du LOM en ce qui concerne le partage et la réutilisation des objets pédagogiques, et plus particulièrement en ce qui concerne la mauvaise représentation de la sémantique des contenus qui se limitent souvent à des mots clés, ILES et ses compagnons suggèrent l’utilisation des ontologies de domaine (ILES, et al., 2008).
4.2.1 Définition
Plusieurs définitions du concept ontologie ont été données. ILES et ses compagnons définissent une ontologie comme étant un regroupement de concepts (reliés entre eux par des règles d’associations) qui représentent l’ensemble des connaissances d’un domaine en une spécification formelle et explicite (ILES, et al. 2008). Gruber quand à lui défini une ontologie comme la spécification d’une conceptualisation d’un domaine de connaissance (Gruber, 1993). Une telle définition s’appuie sur deux dimensions : la première considère une ontologie comme conceptualisation d’un domaine de connaissance, c'est-à-dire un choix quand à la manière de décrire un domaine ; la deuxième considère l’ontologie comme étant la spécification de cette conceptualisation : c'est-à-dire la description formelle de cette dernière. Le dictionnaire Wikipédia aborde une telle définition suivant deux aspects distincts :
un aspect beaucoup plus théorique, dans lequel une ontologie est considérée comme étant un ensemble structuré de termes et de concepts représentant le sens d’un champ d’information, aussi bien par les métadonnées d’un espace de noms ou par les éléments d’un domaine de connaissance
un autre aspect beaucoup moins théorique, dans lequel une ontologie est définie selon comme étant un réseau sémantique qui regroupe un ensemble de concepts (liés les un aux autres par des relations taxonomiques d’une part et sémantique d’autres part) décrivant complètement un domaine.
De toutes ces définitions, nous pouvons retenir qu’une ontologie est un ensemble de termes et de concepts organisés selon une certaine hiérarchie et appartenant à un même champ sémantique et qui peuvent fournir un vocabulaire de même que sa sémantique, pour l’exploitation du contenu des métadonnées associés aux objets pédagogiques (Hernandez, et al., 2008) . Pour décrire par exemple les concepts entrant en jeu dans la conception des cartes électroniques, on pourrait définir l’ontologie suivante :
Une carte électronique est un ensemble de composants ;
Un composant peut être soit un condensateur, soit une résistance, soit une puce.
Une puce peut être soit une unité de mémoire, soit une unité de calcul
Une carte électronique qui contient une unité de calcul contient aussi une unité de mémoire.
4.1.2 Critères d’évaluation d’une ontologie
Cinq critères permettant de mettre en évidence les aspects importants d’une ontologie ont été définis (Gruber, 1993). Ces derniers sont :
La clarté
La cohérence
L’extensibilité
Une déformation d’encodage minimale
Un engagement ontologique minimal
: le but d’une ontologie est de définir un vocabulaire pour décrire un domaine si possible de manière concrète, ni plus, ni moins ; pour cela, une ontologie ne doit définir que des termes nécessaires pour partager la connaissance liée à ce domaine. : les déformations d’encodages qui ont lieux lorsque la spécification influe la conceptualisation doivent être évités. : on doit pouvoir ajouter de nouveaux concepts sans avoir à toucher aux fondations de l’ontologie. : la définition des concepts ne doivent pas être en contradiction avec l’ontologie. : la définition d’un concept doit faire ressortir le sens voulu du terme de manière aussi objective que possible.
Cycle de vie d’une ressource pédagogique
Figure 4.
Chapitre 2.
Diffusion des ressources pédagogiques
Introduction et définitions
Ce chapitre traitera du concept de diffusion des ressources pédagogiques dans toute sa généralité
Diffusion
Le dictionnaire Larousse défini le terme diffusion comme étant une action de répartir, de propager une connaissance, un savoir. Le dictionnaire Wikipédia quant à lui donne la définition de ce terme selon plusieurs contextes :
·
Dans le contexte courant : ici, le terme diffusion fait référence à une notion de distribution, de mise à disposition voir de vaporisation.
·
Dans le contexte de la physique : Dans ce contexte, la diffusion est considérée comme la propagation des ondes lorsque celles-ci rencontrent un obstacle, de l’interaction de deux particules lorsque l’une est projetée sur l’autre, la migration des espèces chimiques dans un milieu, le transfert de chaleurs entre deux régions d’un même milieu ou entre deux milieux en contact sans déplacement appréciable de matière.
·
En théorie de l’information et plus particulièrement en cryptographie, le terme diffusion fait référence à la dissipation des redondances statistiques en entrée d’une structure afin d’obtenir en sortie des statistiques.
De toutes ces définitions, nous pouvons retenir que lorsque l’on parle de diffusion, il s’agit de diffusion de quelque chose dans quelque chose pour un certain motif, afin d’atteindre un but. Ainsi, nous pouvons dire la diffusion est un processus dans lequel plusieurs éléments interviennent :
L’élément ou l’objet à diffuser (qu’est ce qu’on diffuse ?))
Le diffuseur (qui diffuse ?)
La cible de diffusion (Pour qui diffuse t-on ?)
Le lieu ou le support de diffusion (ou est ce que l’on diffuse ?)
Les motifs de la diffusion (pourquoi est ce que l’on diffuse ?)
Le but de la diffusion (quel objectif vise t-on en faisant la diffusion ?)
Le canal de diffusion (quels moyens utilise t-on pour diffuser?)
Diffusion des ressources pédagogiques
Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’une diffusion des ressources pédagogiques ; c’est-à-dire que l’élément à diffuser ici est la ressource pédagogique. Cependant, le support, les motifs, le but, les moyens et les méthodes de diffusion restent encore à déterminer.
But et motifs de diffusion des ressources pédagogiques
La diffusion des ressources pédagogiques a pour principal but le partage et la réutilisation des ressources ou des objets d’apprentissages afin de promouvoir une un enseignement et un apprentissage collaboratif. Ainsi, le système éducatif pourra ainsi former un réseau dans le quel des auteurs ou des enseignants mettent à la disposition des autres (enseignants, apprenants etc…) le fruit de leurs travaux.
.
Méthodes et moyens de diffusion des ressources pédagogiques.
La diffusion des ressources pédagogiques est un processus qui requière l’utilisation d’une certaine méthode et le déploiement d’un certain nombre de moyens. Ainsi, nous allons tour à tour aborder les différentes méthodes utilisables pour la diffusion des ressources pédagogiques, de même que les différents moyens à déployer pour parvenir à cette fin.
IV.1 Méthodes de diffusion des ressources pédagogiques
La diffusion des ressources pédagogiques est un processus qui consiste à mettre via un certain support de diffusion des ressources pédagogiques à la disposition de certains usagers. Mais cependant, compte tenu du public cible, il ne s’agit pas de mettre n’importe quelle ressource à la disposition de n’importe quel usager. Ainsi, plusieurs éléments doivent être prises en compte dans le processus de diffusion d’une ressource pédagogiques. Ces derniers peuvent être :
Le type de la ressource pédagogique à diffuser
La taille de la ressource pédagogique à diffuser
Plusieurs auteurs ont étudiés le circuit de dépôt ou de diffusion d’une ressource pédagogiques. A la lumière des travaux réalisés par, Annaïg Mahé, et Elisabeth Noël (Mahé, Noël, 2006), Nous pouvons dire que la diffusion d’une ressource pédagogique est un processus qui se déroule en plusieurs étapes.
1- Production de la ressource pédagogique
Avant d’être diffusée, une ressource pédagogique doit être produite ; or compte tenu du fait que l’évaluation d’une ressource nécessite l’utilisation des critères de qualités, ces critères doivent alors être utilisés en amont dans la conception de la ressource afin de guider dès ce moment les concepteurs de la ressource.
2- Dépôt de la ressource pédagogique
·
Dépôt libre : dans ce cas, l’auteur n’a pas à s’identifier, il doit juste remplir un simple formulaire pour déposer la ressource.
·
Dépôt sur inscription libre : Dans ce cas l’auteur peut s’il le souhaite s’inscrire en donnant une adresse e-mail valide et un mot de passe avant de déposer sa ressource.
·
Dépôt institutionnel : Dans ce cas, avant de déposer une ressource pédagogique dans la plateforme, on doit nécessairement appartenir à une communauté définie par son institution ou par un réseau.
3- Validation de la ressource pédagogique
Une ressource déposée doit être examinée, afin de vérifier sa conformité par rapport à la plateforme de diffusion. Une telle vérification repose sur plusieurs critères :
Validation technique :
Validation du contenu :
Validation du design :
Validation de la description :
il s’agit ici de vérifier si la description de la ressource correspond à la ressource elle-même. (par exemple vérifier que les noms des auteurs sont effectivement renseignés) Il s’agit ici de vérifier la navigabilité de la ressource Il s’agit ici de vérifier la cohérence du contenu par rapport aux thèmes de la plateforme de diffusion.il s’agit ici de vérifier la possibilité technique d’exploiter et d’ouvrir la ressource.
4- Evaluation de la ressource par la peer-revew
C’est à cette que la qualité de la ressource elle-même est évaluée. Plusieurs critères d’évaluations peuvent être définis et peuvent varier d’une plateforme de diffusion à une autre. Retenons cependant les 4 principaux qui sont :
Evaluation technique :
Evaluation de contenu :
Evaluation du design :
Evaluation de la description :
il s’agit ici d’évaluer la description de la ressource. il s’agit ici d’évaluer la fonctionnalité de l’interface et son intérêt par rapport aux objectifs pédagogiques définis. elle consiste à évaluer le contenu de la ressource, sa validité et son apport. elle consiste à évaluer la qualité de fonctionnement et d’exécution de la ressource.
5- Pré-publication de la ressource pédagogique
La pré-publication d’une ressource pédagogique consiste à mettre en ligne la ressource avant même que les résultats de l’évaluation ne soient publiés. Dans ce cas, la ressource est considérée comme en cours d’évaluation. Certaines plateformes peuvent adoptés cette pratique ; c’est généralement le cas des plateformes pédagogiques basées sur un examen de la ressource par les pairs.
6- Commentaire avant évaluation de la ressource pédagogique
Dans le cas où la plateforme autorise la pré-publication des ressources pédagogiques, elle doit aussi la possibilité qu utilisateurs de commenter la ressource avant même qu’elle ne soit évaluée.
7- Publication de la ressource
A cette étape, la ressource pédagogique est mise à la disposition des utilisateurs de la plateforme.
Pour publier une ressource, on doit tenir compte de la note attribuée à la ressource après son évaluation. Cette note permettre de faire le tri entre les ressources. Ainsi, les ressources les mieux notées apparaîtront en premier.
Commentaires post-publication de la ressource pédagogique
Après la publication d’une ressource pédagogique, elle peut encore être soumise à une évaluation. Dans ce cas les utilisateurs pourront faire des commentaires sur de telles ressources.
Mise à jour de la ressource pédagogique.
La mise à jour d’une ressource pédagogique est une étape qui clôture le cycle de vie de la ressource. Une telle mise à jour consiste à mettre à jour la description. La mise à jour peut être technique, elle peut concerner le contenu de la ressource, son design ou sa description.
Olivier CATTEAU, Philippe VIDAL, Julien BROISIN, Daniel MARQUIE, Pierre MARAVAL, Philippe BAQUE [13],
s’intéressent à la production et à la diffusion des ressources pédagogiques dans un cadre complexe. Il s’agit d’une production de groupe avec des acteurs aux compétences variées, répartis géographiquement. Nous allons dans ce qui suit nous inspirer de leurs travaux sur le thème « De la production à la diffusion d’objets pédagogiques : une approche standardisée » [13] montrer les différentes étapes qui rentrent dans le processus de diffusion d’une ressource pédagogique. Ces derniers illustrent leurs propos par des schémas que nous allons présenter par la suite.
étapes préliminaires avant la diffusion d’une ressource pédagogique
Avant d’être diffusée dans une plateforme, une ressource pédagogique doit au préalable passer par un certain nombre d’étapes préliminaires. Ces dernières visent à une évaluer la qualité de la ressource afin de permettre ou non son déploiement. Ils proposent donc un schéma (figure 1) qui fait ressortir les 4 étapes devant précéder la diffusion d’une ressource pédagogique.
Figure 1.
Etapes préliminaires à la diffusion d’une ressource pédagogique [13]
Transmission des travaux :
Initialement, les auteurs doivent soumettre l’ensemble de leurs travaux à un chef de projet prévu à cet effet.Médiatisation :
Le chef de projet doit mettre en forme les travaux qui lui sont soumis. Pour cela, il devra utiliser un standard tel que le standard SCORM (SCORM est une suite de normes techniques qui permet de déployer de manière standardisée des ressources sur les plateformes pédagogiques et d’échanger des informations avec ces dernières [13]).Intégration :
Par la suite il doit intégrer le module obtenu (module SCORM) à une plateforme pédagogique de test.Vérification et évaluation :
Les experts pourront ainsi évaluer la qualité de la ressource afin d’autoriser ou non son déploiement.
2- Processus de diffusion d’une ressource pédagogique
Les mêmes auteurs [13] proposent deux méthodes pour la diffusion d’une ressource pédagogique : l’une basée sur l’utilisation d’un vivier de connaissances dont le but est de centraliser et d’indexer les ressources pédagogiques afin de favoriser leur réutilisation et leur diffusion [10] (voir figure 2) et l’autre, plus simplifiée est basée sur la virtualisation des objets pédagogiques (voir figure 3).
Figure 2.
Processus de diffusion d’une ressource pédagogique [13]
Stockage et indexation :
Recherche et téléchargement :
un responsable pédagogique utilise cette même interface SILO pour rechercher et télécharger la ressource qui l’intéresse.Intégration :
Une foi la ressource trouvée, le responsable pédagogique doit alors la déposer dans une plateforme pédagogique.Utilisation :
Cet étape consiste pour les utilisateur (apprenants, tuteurs, etc.) à utiliser la ressource se trouvant sur la plateforme.
Figure 3.
Nous allons ainsi distinguer plusieurs types de supports :
Les supports papiers
Ce sont des document manuscrits ou sous format imprimés manuel scolaire, livre de lecture, journal ou magazine, etc.)
Les supports analogiques
Les supports analogiques peuvent être des cassettes audio ou bien des cassettes vidéo, la radio, la télévision.
Les supports numériques
Comme support numérique, nous pouvons avoir des disquettes, des Cédérom, des DVD, ou alors Internet (Sites Internet, sites Intranet, ).
Dans ce qui suit, nous allons beaucoup plus nous appesantir sur le support de diffusion Internet.
IV.2.2. Support de diffusion Internet
Internet est le plus grand de tous les réseaux communicants entre eux grâce au protocole TCP/IP. Il offre de nombreux services et moyens pouvant servir à la diffusion des ressources pédagogiques. Nous avons entre autres :
Les forums de discussions
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Les CMS (Content Management System)
Méthodes et moyens d’accès aux ressources pédagogiques
Après la diffusion d’une ressource pédagogique, elle doit être accessible. Un tel accès doit se faire suivant une méthode, et des moyens doivent être déployés pour rendre cela possible.
V.1 Méthodes d’accès aux ressources pédagogiques
Les méthodes d’accès aux ressources pédagogiques varient en fonction des plateformes de diffusion. On distingue les accès libres et les accès payants. Pour les accès payants doit s’authentifier en précisant son login et son mot de passe pour pouvoir accéder à la ressource.
Pour les accès libre il peut éventuellement s’authentifier (mais dans ce cas l’inscription est gratuite) pour pouvoir accéder à la ressource.
V.2 Moyens d’accès aux ressources pédagogiques
Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour accéder à une ressource pédagogique.
Moteurs de recherche :
Liens hypertextes :
Barre de navigation :
Place de la diffusion d’une ressource pédagogique dans son cycle de vie
A l’issu de leur analyse sur les différentes initiatives internationales, Olivier CATTEAU, Philippe VIDAL, Julien BROISIN, Daniel MARQUIE, Pierre MARAVAL, Philippe BAQUE [13] ont défini un cycle de vie générique d’objet pédagogique et de métadonnées qu’ils représentent par le schéma ci-dessous (figure 3). Un tel schéma exprime clairement le cycle de vie d’une ressource pédagogique tout en montrant la place occupée par la diffusion de la ressource dans ce cycle. Ainsi, la diffusion de la ressource pédagogique se fait juste après la validation de la dite ressource et juste avant son utilisation.
En naviguant dans la plateforme, l’utilisateur peut accéder à la ressource qu’il recherche.Grâce à des liens hypertextes, l'utilisateur peut accéder à la page web contenant la ressources pédagogiquesà l’aide d’un moteur de recherche, l’utilisateur peut entrer les mots clés correspondant à la description de la ressource pédagogiques pour accéder à cette dernière.
Figure 4.
a. Diffusion des ressources pédagogiques
i. Méthodes et moyens de diffusion des ressources pédagogiques
ii. Moyens de diffusion
Les moyens utilisés pour la diffusion des ressources pédagogiques numériques sont de plusieurs types. Nous avons des sites Internet, des sites Intranet, des CD-ROM, des forums de discussion, des blogs et bien d’autres encore.
iii. Méthode de diffusion
Avant d’être diffusée, une ressource pédagogique doit subir un certain nombre d’opérations de validation et d’évaluation. La validation d’une ressource pédagogique est un processus qui se déroule en plusieurs et qui a pour but de vérifier la conformité de la ressource à certaines exigences. L’évaluation quant à elle consiste à estimer la qualité de la ressource à certains critères.
Production d’une ressource pédagogique
A priori, l’évaluation semble ne pas devoir intervenir en amont de la production d’une ressource pédagogique. Mais, compte tenu du fait que l’évaluation de la dite ressource nécessite la définition et l’utilisation d’un critère de qualité, ces critères sont alors utilisables en amont pour la construction et la mise en production afin de guider dès cet instant les concepteurs de ressources.
Dépôt d’une ressource pédagogique
Le dépôt d’une ressource pédagogique consiste à mettre à disposition de la banque de ressources pédagogiques un exemplaire de la ressource ou alors un lien vers celle-ci, selon la nature de la ressource. Un tel dépôt est généralement accompagné d’une étape de description de la ressource et peut se présenter sous plusieurs formes :
- Dépôt libre : consiste à remplir juste un formulaire pour déposer la ressource
- Dépôt sur inscription libre : Dans ce cas, une identification est nécessaire pour le dépôt de la ressource ; mais cette dernière n’est pas obligatoire. Une telle identification se fait par le biais d’une adresse e-mail et d’un mot de passe.
- Dépôt institutionnel : Un tel dépôt requiert une appartenance à une communauté définie par son institution ou par un réseau.
Validation de la ressource pédagogique
Lorsqu’une ressource est déposée, elle doit être examinée pour vérifier sa conformité par rapport à la banque de ressources. Plusieurs critères gouvernent une telle vérification :
La validation technique, qui consiste à vérifier la possibilité technique d’exploiter et d’ouvrir la ressource
La validation du contenu qui consiste à vérifier la cohérence du contenu par rapports aux thèmes de la banque de ressources
La validation du design, qui consiste à vérifier la navigabilité de la ressource.
La validité de la description qui consiste à vérifier la description de la ressource (métadonnées ; il s’agit de vérifier par exemple que les noms des auteurs soient effectivement renseignés) ainsi que la correspondance de cette dernière avec la ressource.
Evaluation de la ressource pédagogique par un peer-review
L’évaluation d’une ressource consiste en une estimation de la qualité de la ressource relativement à différents critères. Ces critères peuvent varier d’une banque de ressources à une autre mais peuvent être regroupés en 4 grandes catégories qui sont :
Evaluation technique : elle consiste à analyser la qualité de fonctionnement et d’exécution de la ressource pédagogique.
Evaluation de contenu : elle est la plus fréquente et repose sur le contenu de la ressource, sa validité ainsi que son apport.
Evaluation du design : elle porte sur la fonctionnalité de l’interface ainsi que son intérêt par rapport aux objectifs pédagogiques définis.
Evaluation de la description : elle consiste à vérifier ou à évaluer la description de la ressource.
L’évaluation d’une ressource pédagogique peut être systématique ou optionnelle. Mais la plupart du temps elle est optionnelle. C'est-à-dire qu’un auteur a le choix entre faire évaluer ou non sa ressource par la banque de ressource. La banque de ressources pourra proposer des niveaux d’excellence pour faire valoir certaines ressources particulièrement méritantes.
L’évaluation doit être réalisée par des experts avec des spécialisations dans leurs compétences (techniques, contenu ou design). Ces experts peuvent être membre d’un groupe ou d’un comité ouvert à toute candidature.
Pré-publication de la ressource pédagogique
Une ressource pédagogique peut être mise en ligne dans une banque de ressources pédagogique avant même que les résultats de l’évaluation correspondante ne soient publiés. Dans ce cas, elle est alors clairement identifiée comme en cours d’évaluation. Une telle catégorie peut alors servir de critère de recherche.
Commentaires avant évaluation de la ressource pédagogique
Une banque de ressources pédagogiques qui admet une pré-publication avant évaluation peut laisser la possibilité aux utilisateurs de commenter une ressource avant même qu’elle ne soit évaluée.
Publication de la ressource pédagogique
La publication d’une ressource pédagogique est l’étape qui consiste à mettre la dite ressource à la disposition des utilisateurs de la banque de ressources.
Les résultats d’une évaluation apparaissent souvent sous forme d’une note. Ces notes permettent de faire un tri des ressources. les mieux notés apparaissent en premier. Il peut aussi être possible de consulter les ressources selon qu’elles soient ou non évalués.
Commentaires post-publication de la ressource pédagogique
Après son inclusion dans la banque de ressources pédagogiques, la ressource pédagogique peut encore être soumise à une évaluation ; ceci par le biais des commentaires faits par les utilisateurs de la ressource. De tels commentaires peuvent être faits sous forme de commentaires libres à travers un formulaire ou alors sous forme de notes. Ce qui induit un autre type d’évaluation qui peut être mené par un comité d’évaluation comprenant l’utilisateur de la ressource (Nesbit, 2004).
Mise à jour de la ressource pédagogique
La phase de mise à jour d’une ressource pédagogique est celle qui clôture le cycle de vie de la dite ressource dans la banque de ressources pédagogique. Une telle mise à jour doit aussi bien concerner la technique, le contenu, le design et la description de la ressource.
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2.2 Typologie de ressources pédagogiques
Les ressources pédagogiques peuvent aussi bien être des ressources numériques que des ressources électroniques.
Les ressources pédagogiques numériques correspondent:
A l’ensemble des services en ligne, des logiciels de gestion, d’édition et de communication (portails, logiciels utiles, plateformes de formation, moteurs de recherche, applications éducatives, portfolios)
Aux données (statistiques, géographiques, sociologiques, démographiques, etc).
Aux informations (articles de journaux, émissions de télévision, séquence audio, etc.)
Aux œuvres numérisées (documents de références générales, œuvres littéraires, artistiques ou éducatives, etc.) utiles à l’enseignant ou à l’apprenant dans le cadre d’une activité d’enseignement ou d’apprentissage utilisant les TIC
Description des ressources pédagogique
« Afin de faciliter l’accessibilité, la recherche, le partage ou la réutilisation, chaque objet pédagogique doit être décrit à l’aide de métadonnées et d’annotation sémantiques » (ILES et al, 2008). En effet, pour qu’un objet pédagogique puisse être retrouvé ou alors réutilisé, il doit être indexé ou alors annoté. La description d’une ressource pédagogique peut aussi bien être basée sur des métadonnées ou alors sur des représentations sémantiques. Dans les sections suivantes, nous allons aborder un peu plus en profondeur ces différentes notions.
3.1 Métadonnées
« Pour pouvoir être retrouvée (seule ou par composition), une ressource pédagogique doit être décrite par un ensemble de métadonnées. » (BOUZEGHOUB et al, 2005). ILES et al définissent les métadonnées comme étant : « des données relatives à d’autres données» (ILES et al, 2008, p. 4), C'est-à-dire des données qui fournissent des renseignements sur la nature des autres données. Dans le domaine de l’apprentissage automatique, les métadonnées permettent de décrire les documents pédagogiques afin de les rendre plus accessible et plus manipulables (ILES et al, 2008). De telles métadonnées sont structurés par catégories ou champs sémantiques représentant une caractéristique particulière sur la ressource comme son titre par exemple (Bourda, 2001). Dans la suite de notre travail, nous allons nous appesantir sur LOM, qui permet une description des objets pédagogiques à la fois très fine et très précise.
3.1.1 Métadonnée de type LOM (Learning Object Metadata)
«Le 12 juin 2002, l’IEEE a adopté le premier standard en matière de technologies éducatives (IEEE 1484.12.1-2002), qui concerne la description des objets pédagogiques, et qui est plus connu sur le nom de LOM. » (LOM, 2002). D’après (Passardiere et Jarraud, 2004), « LOM est un schéma de métadonnées pour la description des objets pédagogiques, comprenant 80 éléments de données (tous facultatifs), répartis en 9 catégories.» (Voir figure 1) Ces 9 catégories sont décrites dans le tableau ci-dessous ().
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Nom de la catégorie
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Description de la catégorie
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1
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Généralités (General)
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Cette catégorie décrit la ressource pédagogique dans son ensemble. Ses éléments sont : Le titre, la langue, la description les mots clés etc.
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2
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Cycle de vie (Lifecycle)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques relatives à l’historique des ressources pédagogiques. Ses éléments sont : La version, le statut, la contribution. Etc.
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3
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Méta-métadonnées (Meta-Metadata)
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Cette catégorie décrit la ressource pédagogique elle-même comme un identifiant, une contribution ou un langage. Ses éléments peuvent être : Le schéma de métadonnées, le langage des métadonnées, etc.
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4
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Technique (Technical)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques techniques de la ressource pédagogique tel que. Ses éléments peuvent être : Le format, la talle du fichier, la localisation, les exigences techniques, les notes d’installation, la durée…
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5
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Pédagogique (Educational)
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Cette catégorie décrit les principales caractéristiques des ressources pédagogiques en matière d’éducation et de pédagogie. Se éléments peuvent être : Le type d’interactivité, le type de contenu, le contexte, le temps d’apprentissage, le rôle, l’âge et la langue de l’utilisateur….
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6
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Droits (Rights)
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Cette catégorie décrit de propriété intellectuelles ainsi que les critères d’utilisation de la ressource pédagogique tel que les coûts, le copyright.
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7
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Relation (Relation)
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Cette catégorie défini les liens qui existent entre la ressource pédagogique et les autres ressources pédagogiques
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8
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Commentaire (Annotation)
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Cette catégorie fournit des commentaires sur l’utilisation pédagogique de la ressource, de même que des informations sur l’auteur de ces commentaires. Et de leur création. Elle permet par exemple aux enseignants de partager leurs appréciations sur l’objet pédagogique, de faire des suggestions d’emploi etc.
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9
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Classification (Classification)
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Cette catégorie décrit les caractéristiques de la ressource par des entrées dans des systèmes de classification spécifique tels que le but, la classification de référence, le chemin, etc.
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3.1.2 Profil d’application
3.1.2.1 Définition
Erik Duval défini un profil d’application comme étant : " un ensemble d’éléments choisis parmi un ou plusieurs schémas de métadonnées et combinés dans un schéma composite… Son objet est d’adapter des schémas existants pour constituer un ensemble taillé à la mesure des exigences fonctionnelles d’une application particulière, tout en restant interopérables avec les schémas d’origine" (Duval et al, 2002). De cette définition, il en ressort que, adaptation et interprétation jouent un rôle très important dans l’élaboration d’un profil d’application (Passardière et Jarraud, 2004). Ainsi, pour définir un profil d’application, on doit tenir compte des environnements culturels et politiques dans lesquels les applications sont développées. Lors de leur conférence, tenue en 2003 les recteurs et les principaux des universités du Québec définissent un profil d’application comme une sélection des éléments d’une norme, d’un standard ou d’une spécification afin de former un sous ensemble adapté aux besoins des groupes qui doivent l’utiliser (Crepuq, 2003).
3.1.2.2 Profils d’applications existants
Les profils d’application permettent de répondre aux besoins nationaux, régionaux ou locaux des enseignants et des apprenants (Passardière et Jarraud, 2004). Dans le but de répondre à ces besoins variés, plusieurs profils d’applications ont étés mis sur pied dans divers pays, communautés et consortiums. Nous pouvons citer entre autres :
Celebrate (
Normetic (
Quelles sont les caractéristiques de la ressource ?
Comment est gérée la propriété intellectuelle ?
Comment classer la ressource ?
Tout comme Celebrate, Normetic rend obligatoires une vingtaine d’éléments (dont l’un est «obligatoire conditionnel », c'est-à-dire qui doit être présent si un élément donné est renseigné), tandis que d’autres sont recommandés.
OpenCartable (
Tout comme Celebrate et Normetic, OpenCartable possède des éléments qui sont obligatoires comme le titre, l’identifiant et la nature de la ressource. Cependant, certains élément permettant de décrire des scénarios pédagogiques ont étés ajoutés : la discipline, l’objectif pédagogique, les pré-requis et le déroulement.
ManUeL (
l’auteur de la ressource, qui doit renseigner tout ce qui relève de la description du contenu de la ressource et de l’activité pédagogique qui s’y attache ;
le médiatiseur qui se charge de la réalisation concrète de la ressource, c’est lui qui doit préciser les caractéristiques techniques de la ressource (par exemple : la taille du fichier à télécharger, le type de la ressource développée etc.) ;
l’indexeur qui se charge du référencement de la ressource en termes de métadonnées et de classification,
le comité de pilotage ou de validation qui défini les droits associés à la ressource, en autorise sa publication et fixe les conditions d’utilisation.
4.2 Représentation sémantique des ressources pédagogiques : ontologie de domaine
Pour pallier aux limites du LOM en ce qui concerne le partage et la réutilisation des objets pédagogiques, et plus particulièrement en ce qui concerne la mauvaise représentation de la sémantique des contenus qui se limitent souvent à des mots clés, ILES et ses compagnons suggèrent l’utilisation des ontologies de domaine (ILES, et al., 2008).
4.2.1 Définition
Plusieurs définitions du concept ontologie ont été données. ILES et ses compagnons définissent une ontologie comme étant un regroupement de concepts (reliés entre eux par des règles d’associations) qui représentent l’ensemble des connaissances d’un domaine en une spécification formelle et explicite (ILES, et al. 2008). Gruber quand à lui défini une ontologie comme la spécification d’une conceptualisation d’un domaine de connaissance (Gruber, 1993). Une telle définition s’appuie sur deux dimensions : la première considère une ontologie comme conceptualisation d’un domaine de connaissance, c'est-à-dire un choix quand à la manière de décrire un domaine ; la deuxième considère l’ontologie comme étant la spécification de cette conceptualisation : c'est-à-dire la description formelle de cette dernière. Le dictionnaire Wikipédia aborde une telle définition suivant deux aspects distincts :
un aspect beaucoup plus théorique, dans lequel une ontologie est considérée comme étant un ensemble structuré de termes et de concepts représentant le sens d’un champ d’information, aussi bien par les métadonnées d’un espace de noms ou par les éléments d’un domaine de connaissance
un autre aspect beaucoup moins théorique, dans lequel une ontologie est définie selon comme étant un réseau sémantique qui regroupe un ensemble de concepts (liés les un aux autres par des relations taxonomiques d’une part et sémantique d’autres part) décrivant complètement un domaine.
De toutes ces définitions, nous pouvons retenir qu’une ontologie est un ensemble de termes et de concepts organisés selon une certaine hiérarchie et appartenant à un même champ sémantique et qui peuvent fournir un vocabulaire de même que sa sémantique, pour l’exploitation du contenu des métadonnées associés aux objets pédagogiques (Hernandez, et al., 2008) . Pour décrire par exemple les concepts entrant en jeu dans la conception des cartes électroniques, on pourrait définir l’ontologie suivante :
Une carte électronique est un ensemble de composants ;
Un composant peut être soit un condensateur, soit une résistance, soit une puce.
Une puce peut être soit une unité de mémoire, soit une unité de calcul
Une carte électronique qui contient une unité de calcul contient aussi une unité de mémoire.
4.1.2 Critères d’évaluation d’une ontologie
Cinq critères permettant de mettre en évidence les aspects importants d’une ontologie ont été définis (Gruber, 1993). Ces derniers sont :
La clarté
La cohérence
L’extensibilité
Une déformation d’encodage minimale
Un engagement ontologique minimal
: le but d’une ontologie est de définir un vocabulaire pour décrire un domaine si possible de manière concrète, ni plus, ni moins ; pour cela, une ontologie ne doit définir que des termes nécessaires pour partager la connaissance liée à ce domaine. : les déformations d’encodages qui ont lieux lorsque la spécification influe la conceptualisation doivent être évités. : on doit pouvoir ajouter de nouveaux concepts sans avoir à toucher aux fondations de l’ontologie. : la définition des concepts ne doivent pas être en contradiction avec l’ontologie. : la définition d’un concept doit faire ressortir le sens voulu du terme de manière aussi objective que possible.
Cycle de vie d’une ressource pédagogique
Figure 4.
Chapitre1.
Ressources pédagogiques et objets pédagogiques
Définitions
1.1 Objets pédagogiques
Plusieurs auteurs définissent la notion d’objet pédagogique. Le Visconsin Online Resource Center, regroupement d’universités du Wisconsin défini un objet pédagogique comme étant de petites unités d’apprentissage d’une durée de 2 à 5 minutes. Cette définition met l’accent beaucoup plus sur la notion de temps. (Hodgins, 2000, p. 1) lui, définit un objet pédagogique comme suit: "Learning Object represent a completely new conceptual model for the mass of content used in the context of learning." Pour lui, un objet pédagogique est un modèle conceptuel nouveau pour la grande masse de donnée utilisée dans un contexte d’apprentissage. Le groupe de travail des IEEE connus sous le nom LTSC (Learning Technology Standards Committee), auteur du LOM (Learning Object Metadata) (LOM, 2002) définit le concept d’objet pédagogique comme étant : « toute entité numérique ou non, qui peut être utilisée, réutilisée ou référencée lors d’une formation dispensée à partir d’un support technologique » (traduction proposée par l’Association des Informaticiens de Langue Française). Une telle définition restreint les objets pédagogiques aux entités utilisés uniquement dans le cadre des formations qui font usages des supports technologique et néglige le cas des formations traditionnelles qui ne sont pas à supports technologiques. (Pernin, 2004, p.5) dans son ouvrage « A propos d’objets pédagogiques… », Vient améliorer une telle définition, cette fois en apportant un élément de plus qui est la nature de la ressource (concrète ou abstraite), et en prenant en compte tout type de formation (traditionnels et à support technologique). La définition qu’il donne est la suivante : « Un Objet pédagogique est une entité numérique ou non, abstraite ou concrète, qui peut être utilisée, réutilisée ou référencée lors d’une formation. »
1.2 Ressources pédagogiques
Les notions de ressources pédagogiques et d’objets pédagogiques sont fortement liées et prêtent même à confusion. (Pernin, 2004), dans la classification qu’il donne aux objets pédagogiques, a pu faire ressortir la place des ressources pédagogiques vis-à-vis de ces derniers. Ainsi, il regroupe les objets pédagogiques en trois principales classes qui sont les suivantes :
Les Unités d’Apprentissage (UA), qui permettent de structurer la formation et de l’organiser dans l’espace et dans le temps ;
Les Activités Pédagogiques (AP), qui définissent les modalités précises d’acquisition, de validation, de communication d’une ou de plusieurs connaissances ;
Les ressources pédagogiques, physiques ou numériques, nécessaires à la réalisation des activités.
D’après cette classification, nous pouvons remarquer que les ressources pédagogiques sont des spécificités d’objets pédagogiques, car les objets pédagogiques ne se restreignent pas qu’aux entités physiques ou numériques, mais tiennent aussi comptes d’un certain nombre de paramètres tel que la structuration de la formation dans l’espace et dans le temps, ou encore des différentes modalités permettant la validation ou l’acquisition des connaissances.
Plusieurs auteurs également se sont intéressés à la définition de ressource pédagogique. C’est le cas de Rosa María GÓMEZ, qui, dans sont propos tenu le 7 Juin 2005 lors d’une journée d’information (AFNOR, 2005), défini ressource pédagogique comme étant toute entité (numérique ou non), utilisée dans un contexte d’enseignement, de formation ou d’apprentissage, et qui est, durable (doit avoir une ), adaptable (doit être adapté à un certain contexte), gérable (), fiable (), abordable (), évaluable (), interopérable (), retrouvable (), réutilisable (), indexable ().
Propriétés et typologie des ressources pédagogiques
Dans cette partie, nous allons décrire les différentes propriétés qui régissent les ressources pédagogiques ; de même, nous allons élucider les différents types de ressources pédagogiques.
2.1 Propriétés des ressources pédagogiques
Les ressources pédagogiques sont dotés d’un certains nombres de propriétés qui les caractérise. (Bourda, 2001), dans son article intitulé « Objets pédagogiques, vous avez dit objets pédagogiques ? » fait ressortir ces différentes propriétés des objets pédagogiques comme suit :
Autonomie : un objet pédagogique doit être autonome, c'est-à-dire qu’il doit pouvoir être utilisé indépendamment des autres. L’utilisation D’un exercice par exemple ne doit pas forcément nécessiter l’utilisation d’un cours.
Réutilisabilité : un objet pédagogique doit être réutilisable ; c'est-à-dire qu’il doit pouvoir être utilisé dans des contextes et dans des buts multiples. Une simulation par exemple peut aussi bien être utilisée pour illustrer un cours, ou alors pour expliquer un exercice ;
Agrégation : des objets pédagogiques peuvent être regroupés de façon à former des catégories. On pourra par exemple avoir la catégorie Cours, Exercices, Logiciels etc. ;
Indexation : les objets pédagogiques doivent être munis d’une description permettant de les retrouver facilement.
Les objets pédagogiques permettent un apprentissage sans superflu (si un utilisateur a besoin d’une fraction de cours par exemple, il pourra se limiter aux objets pédagogiques correspondants à cette fraction de cours), au moment voulu (étant donné que les objets pédagogiques sont indexés, ils peuvent être retrouvés facilement), sur mesure (les objets pédagogiques permettent une personnalisation des cours à l’échelle d’une organisation ou de chaque personne).
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